Église de Sauve : le rite de la purification

L’église de Sauve a été cambriolée et le Saint-Sacrement dérobé. On peut parler de sacrilège ou de profanation.

« Le sacrilège consiste à profaner ou à traiter indignement les sacrements et les autres actions liturgiques, ainsi que les personnes, les choses et les lieux consacrés à Dieu. Le sacrilège est un péché grave surtout quand il est commis contre l’Eucharistie puisque, dans ce sacrement, le Corps même du Christ nous est rendu présent substantiellement » (Catéchisme de l’Église Catholique n. 2120).

Lorsque, malheureusement, un lieu de culte est profané, spécialement si le Saint-Sacrement a subi un sacrilège, il ne convient pas d’y célébrer d’acte liturgique sans accomplir auparavant un acte de réparation.

Le rituel en cas de profanation d’une église, réalisé à l’église de Sauve le 17 septembre 2026, s’est déroulé en présence Mgr Brouwet, Évêque de Nîmes :

  • L’entrée dans le noir ou le dépouillement : Au début de la célébration, l’église est laissée dans une relative pénombre. L’autel est totalement nu (sans nappe, sans bougies, sans croix) pour manifester le deuil et la blessure infligée à la communauté.

  • L’aspersion d’eau bénite : L’évêque bénit l’eau et parcourt toute l’église pour asperger les murs, le peuple et surtout l’autel.
  • L’encensement : L’Évêque encense longuement l’autel et l’édifice. Dans la tradition chrétienne, la fumée de l’encens purifie et symbolise les prières des fidèles qui montent vers Dieu pour réparer l’offense
  • le redressement de l’autel : une fois le lieu purifié on rallume les lumières de l’église. Les ministres recouvrent l’autel d’une nappe blanche, installent les cierges et la croix. L’église retrouve sa parure de fête.
  • La célébration de l’Eucharistie : le rite se conclut par la messe. C’est le retour à la normale : le culte reprend sa place centrale, scellant définitivement la réconciliation de l’église.

  • Puis vint le temps de l’adoration.

Malgré tous les risques ne fermons pas nos églises.

Ouvrez les, habitez les pour que j’y fasse mon œuvre de salut ” (citation Mgr Brouwet)